Le plafond de verre ou les freins invisibles bloquant l’ascension professionnelle des femmes

Le plafond de verre, qu’est-ce que c’est ?

Le « plafond de verre » est une expression américaine datant de la fin des années 70. Il désigne les « freins invisibles » à la promotion des femmes dans les structures hiérarchiques. Cela constitue un obstacle dans l’évolution de leur carrière au sein de l’entreprise et limite leur accès à des postes à responsabilité. On constate en effet, que les femmes sont moins souvent promues que leurs collègues masculins, et ce dans toutes les catégories sociales. Elles sont d’ailleurs sous-représentées au sommet de la hiérarchie professionnelle, notamment dans les grandes entreprises. Ainsi, près de 90% des membres des conseils d’administration des entreprises cotées en bourse sont des hommes (chiffres Commission Européenne 2008). Et ce n’est pourtant pas faute d’être présentes à des échelons de responsabilité inférieurs dans ces mêmes sociétés : elles y représentent 31% des cadres administratifs et commerciaux.

Elles sont également particulièrement pénalisées avant 35 ans, c’est-à-dire pendant la période où elles sont susceptibles d’avoir des enfants. Et ceci alors qu’elles possèdent les mêmes niveaux d’études que leurs homologues masculins, voire plus : 42% de femmes (entre 25 et 34 ans) diplômées dans l’union Européenne, contre 34% d’hommes. (chiffres Eurostat 2016).

Comment sont perçues les compétences des femmes ?

L’existence de ce «plafond de verre», tient en partie à la façon dont les compétences des femmes sont perçues. Une étude dirigée par Ann-Sophie de Pauw, publiée en 2016, montre que pour un poste au contenu dense et très technique, une femme a 33% de chances de moins qu’un homme d’être invitée à passer un entretien d’embauche, alors que lorsqu’il s’agit d’un poste de gestion des équipes, où les «qualités humaines» sont valorisées, leurs chances d’être convoquées sont équivalentes. Le comportement des femmes est aussi souvent à mettre en cause : elles ont une certaine tendance à l’auto-censure. De nombreuses études ont mis en exergue que les filles sont moins présentes dans les filières scientifiques, même si elles ont autant de dispositions, ou qu’elles ont moins tendance à négocier leur salaire. L’orientation et les choix professionnels expliquent donc aussi en partie le plafond de verre. Les femmes optent souvent pour des filières moins « rentables » du point de vue de l’évolution des carrières et des salaires. Elles sont ainsi nombreuses dans le secteur des services à la personne et le soin, mais beaucoup moins dans l’ingénierie, l’industrie, le bâtiment, l’énergie, l’informatique…

Nous sommes notre pire ennemi

Le « problème » ne vient pas uniquement du sexisme en entreprise, mais aussi de l’image que les salariées ont d’elles-mêmes. « Pour Charlotte Scapin, co-fondatrice de l’Empowerment Lab, les femmes s’imposent d’elles-mêmes des « barrières psychologiques et des croyances limitantes » qui les empêchent de gravir les échelons. Sans oublier le syndrome de l’imposteur, qui leur fait croire qu’elles sont illégitimes à leur poste, ou le syndrome de la bonne élève, qui leur fait imaginer qu’en travaillant plus (voire trop), elles seront récompensées. » (article de Kanitha Thach – Le Journal des Femmes 2017). A cela s’ajoute la difficulté d’équilibrer vie pro et vie perso en limitant la charge mentale, mais également celle des pratiques et cultures organisationnelles « masculines » (investissement professionnel, performance, combativité…). De plus, les réseaux informels de femmes sont peu nombreux de même que les modèles inspirants de femmes ayant réussi sont peu mis en lumière. Tout ceci n’aide pas la femme en quête d’une carrière professionnelle de grande dirigeante.

Un remède ? Oser !

Un travail sur soi est indispensable pour prendre pleinement conscience de ses capacités. Un coach peut vous accompagner sur les 3 dimensions de la confiance en soi : l’affirmation de soi (vos compétences relationnelles), travailler la confiance en soi (vos compétences personnelles) ou l’estime de soi (votre opinion sur vous-même). Oser briser le plafond de verre pour prétendre à un poste de haut dirigeant c’est aussi travailler pour accepter ses imperfections, abolir ses croyances limitantes, apprendre à gérer son stress et optimiser son leadership. Osez ! Rappelez-vous que ce n’est pas l’échec qui fait peur, mais l’idée de l’échec ! Les personnes qui réussissent tout le temps ne progressent pas vraiment. C’est l’échec qui est instructif et source de progrès. Pour prendre confiance en soi, il faut agir et donc risquer l’échec !