Alpiniste grimpant à mains nues une paroi.

« Avoir confiance en soi c’est avant tout se connaître, c’est croire en son potentiel et en ses capacités. » … voilà ce qu’en dit le dictionnaire de la psychologie. D’après la psychothérapeute Isabelle Filliozat, quatre étapes sont indispensables au développement de la confiance en soi. Cette confiance s’acquiert grâce à un sentiment de sécurité intérieure, une affirmation des besoins, une acquisition des compétences et une reconnaissance par les autres. Le travail de confiance en soi est un véritable travail d’introspection. Celui qui se connaît, et qui sait s’accepter aura une confiance en lui plus accrue que celui qui passe son temps à se remettre en question. Le manque de confiance en soi s’exprime au travers d’une multiplicité de sentiments : timidité, manque d’assurance, et nous touche tous à un moment ou l’autre de notre parcours. Ce besoin de réassurance peut prendre trop de place dans la vie d’un individu, de sorte qu’il soit bénéfique d’envisager un travail sur soi pour y remédier. Le coaching est un moyen efficace, mais un travail thérapeutique peut s’avérer parfois nécessaire.

Fort heureusement, la confiance en soi se développe et n’a de cesse d’évoluer au cours de la vie d’un individu.

Le terme générique « confiance » englobe en fait 3 dimensions distinctes, comme si l’on dessinait une pyramide. On peut manquer de confiance dans l’un ou l’autre domaine, voire dans plusieurs. Ceux-ci peuvent être liés. Il est important de repérer dans quel domaine se situe notre fragilité, afin de pouvoir entamer un travail approprié.

L’estime de soi

La base de cette pyramide, ce serait l’estime de soi : MOI, mon opinion de moi-même. Il s’agit ici des compétences personnelles de chacun, un jugement global sur nous-mêmes : quelle valeur je m’accorde.

Apprendre à se connaitre, à se mettre en valeur, à mieux s’aimer, c’est la clé de l’estime de soi. Nombre d’entre nous sont assaillis par des pensées automatiques négatives. Celles-ci nous donnent une vision partiale de nous même. Il s’agit d’ailleurs le plus souvent de notre jugement, plutôt que de la réalité. Un bon exercice dans ce cas de figure est l’utilisation des techniques de décentration : Demandez-vous ce que ferait/ penserait/ dirait votre meilleur ami à votre place. Cette prise de distance vous permettra d’avoir un jugement plus bienveillant sur la situation (et donc sur vous-même)

La confiance en soi

Vient ensuite la confiance en soi : MES ACTES : mes compétences personnelles : : la confiance dans nos actes, nos projets (que les autres soient ou non concernés). Cette confiance a pu s’acquérir très tôt dans l’enfance « si nous avons été encouragés, félicités (…) ou si en cas d’échec notre entourage relativisait, dédramatisait et nous donnait les moyens de nous améliorer sans nous culpabiliser en nous montrant le côté bénéfique et formateur de l’échec. » précise le psychiatre Frédéric Fanget dans son ouvrage Oser, thérapie de la confiance en soi. Prôner la tolérance de soi-même contribue grandement à améliorer sa confiance en soi.

D’ailleurs, passer à l’action est également d’une grande aide dans l’acquisition de la confiance en soi. Donnez vous des objectifs accessibles et évaluez les risques, décidez, puis mettez en place un plan d’action de « petits pas » qui vous redonnera confiance dans l’action. Et allez-y ! Un échec n’est pas synonyme de défaite, c’est un apprentissage supplémentaire qui nous guide vers la réussite. Le Dalaï Lama dit à ce sujet : «  Les erreurs sont neutres ; nous pouvons en faire ce que nous voulons. Selon notre manière de les percevoir, elles nous accableront ou nous guideront vers le succès. »

L’affirmation de soi

Le sommet de la pyramide représente l’affirmation de soi, c’est-à-dire mes compétences relationnelles vis-à-vis DES AUTRES. Nous nous aimons plus lorsque les autres sont bienveillants avec nous. Mais grâce à l’aide de techniques d’affirmation de soi, vous demanderez plus, vous refuserez, vous poserez des limites et vous vous défendrez. L’affirmation de soi authentique, c’est-à-dire l’expression de vous mêmes tels que vous êtes, avec vos émotions, vos points forts et faibles vous aidera également à accroitre votre confiance en vous. « Ne pas exprimer vos besoins, votre mécontentement, ne pas oser dire « non », ne pas savoir vus protéger face aux agressions, ne pas vous mettre en valeur…Tout cela diminue la confiance que vous avez en vos capacités » explique Frédéric Fanget. Si vous demandez, plus encore si cela vous demande un effort, cela renforcera votre confiance car vous serez fier de vous. Ainsi, si vous cherchez à vous affirmer en respectant les autres, vous aurez plus confiance en vous et en vos compétences, ainsi vous embellirez l’image que vous avez de vous-mêmes.

La confiance en soi se construit tout au long de la vie

La confiance en soi représente le jugement que l’on porte sur nos propres compétences. Elle se construit – ou se déconstruit- au fil de notre vie et des évènements (plus ou moins traumatiques que nous traversons. Nous ne sommes pas tous égaux sur la façon dont nous nous percevons. Ainsi le manque de confiance peut-il être un simple trait de caractère, ou devenir dans certains cas sévères une véritable pathologie qui peut conduire jusqu’à la phobie, l’addiction ou la dépression. Le manque de confiance en soi n’est pas une fatalité, il faut pour cela s’attacher à changer ses schémas de pensée :  transformer un cercle vicieux -ou l’on se dénigre sans cesse- en un cercle vertueux grâce à un accompagnement approprié qui nous apprendra à capitaliser sur nos réussites.

« Une solide confiance en soi ne doit dépendre ni de l’approbation des autres, ni de ses performances. C’est un savant cocktail entre ces trois composantes que sont la confiance en soi inconditionnelle, le besoin de réussite et le besoin d’être aimé » précise Frédéric Fanget.

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