Le syndrome de l’imposteur, c’est une bien terrible formule pour parler d’un complexe assez répandu, d’ailleurs plutôt parmi la gente féminine. En fait, ce syndrome c’est une petite voix intérieure qui sans cesse nous fait nous sous-estimer : « je n’y arriverai pas », « je ne suis pas à ma place », « ils sont meilleurs que moi », « je n’ai pas assez d’expérience », « je manque de compétences », etc… Ces petites phrases qui tournent dans notre tête nous sabotent le moral…

Les personnes concernées pensent -à tort- qu’elles n’ont aucun mérite et que le succès dont elles bénéficient est un pur effet du hasard, sans jamais penser qu’il est dû à la qualité de leur travail. « D’ailleurs, entre 62 et 70 % de la population douterait un jour ou l’autre de la légitimité de son statut professionnel ou de son succès (…) et 20% de la population présenterait ce syndrome », annonce dans son article du 3 juillet dernier Fragances RH.

Ce complexe reste malgré tout encore méconnu, bien que la littérature fleurisse sur le sujet depuis quelques années, que ce soit dans la presse santé, psycho ou RH.

Et pourtant, le syndrome de l’imposteur a été identifié pour la première fois en 1978 par deux psychologues : Pauline Rose Clance et Suzanne Ament Imes.

Il se traduit par trois facteurs  concomitants (extrait de Fragance RH):

  • le sujet a l’impression de tromper son entourage sur ses réelles capacités et compétences. Ainsi, il se perçoit comme un imposteur.
  • En conséquence de ce sentiment d’imposture, la personne ressent de la peur et de l’anxiété plus ou moins intense à l’idée d’être démasquée.
  • Enfin, l’ « imposteur » souffre d’un biais cognitif le poussant de façon systématique à attribuer ses réussites (…) à des causes externes (…). Ces causes externes peuvent être la chance, le jugement erroné des autres sur lui-même ou encore la sympathie que lui portent les gens et qui fausseraient leur jugement.

Les personnes concernées finissent par se sous-estimer en permanence et n’exploitent qu’une partie de leurs véritables capacités. Elles ressentent doute et souffrance, et n’osent pas ou peu s’affirmer professionnellement.

Il existe toutefois des astuces pour tempérer les effets du syndrome de l’imposteur.

Par exemple :

  • Prendre conscience que l’on n’est pas seul dans ce cas et reconnaitre le syndrome pour ce qu’il est (notre incapacité à intérioriser les succès)
  • Se lancer, même si l’on n’est pas tout à fait prêt, accepter de faire des erreurs
  • Développer sa confiance en soi
  • Se former pour renforcer ses atouts
  • Accepter les compliments, archiver (et se remémorer !) ses petits et grands succès
  • Oser demander de l’aide si c’est nécessaire

Un travail d’accompagnement avec un coach est bénéfique pour identifier, accepter et dépasser les blocages liés au syndrome de l’imposteur. Cela vous permettra d’avancer plus sereinement vers l’avenir. Se libérer de ces fausses peurs permet d’appréhender le futur avec un regard plus conquérant, en phase avec votre vrai et plein potentiel !